L’atelier «typo-relief» m’a conduit à travailler la lettre en terme de jeux optiques traduisant une impression de relief, une vibration.Pour ce faire, j’ai joué sur la lisibilité de la lettre en enchevêtrant deux mots l’un dans l’autre. Les notions de lisibilité et de vibration m’ont amenés à employer l’anagramme «imaginer/migraine» qui me semblait traduire les différents états dans lesquels nous passons sous l’abondance des images et des informations qui nous sont données à voir et à lire dans l’espace urbain. J’ai souhaité par la suite transposer ces expérimentations vers de la 2D afin de réduire davantage leur lisibilité. C’est pourquoi j’ai déplacé ces mots peu déchiffrables vers le mobilier urbain (panneaux d’affichages, transports…). Ces images sont perçues, mais pas toujours bien décodées par l’automobiliste pressé ou le piéton rêveur. C’est sur ce jeu de perception que s’appuie ce projet typographique. Il y a ce que l’on croit voir et ce qui existe réellement.
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